17.10.2007
Territoire
En contrepoint de mes blogs préférés...
http://blog-trotter.hautetfort.com/archive/2007/10/17/nou...
http://auxtempesdesmiroirs.hautetfort.com/archive/2007/10...

"J'aimerais qu'il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources (...)
De tels lieux n'existent pas et c'est parce qu'ils n'existent pas que l'espace devient question, cesse d'être évidence, cesse d'être incorporé, cesse d'être approprié.
L'espace est un doute : il me faut sans cesse le marquer, le désigner ; il n'est jamais à moi, il ne m'est pas donné, il faut que j'en fasse la conquête".
G.Perec, Espèces d'Espaces
22:20 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Utopie

Je ne saurai jamais l'importance du geste
le ressac d'un regard qu'amarre le répit
je ne sais que du plein les mots à fond perdu
la langue à marée basse sur mes pensées défaites
Elle vibre.
Du côté du gouffre de l'absence, l'alphabet prend le relais.
Elle lui dit : j'aime cela.
Je n'ai jamais aimé la vie que dans ses flottements
dans ses lignes de fuites successives et ses traces évasives des retours inconsolés
dans le vide chancelant les images du rêve
Je n'ai jamais aimé le monde que dans ce regard qui fragmente et diffracte et le resserre pour mieux l'envisager.
Je ne pourrai jamais arriver à bon port
et mon âme s'égare dans l'incessant manège
constatant chaque fois que mon esprit dessine
un point de suspension au creux du tourbillon
Et sans cesse elle répète qu'il faudrait tout renverser, tout réinventer pour se retrouver en balbutiement.
Comme au premier jour.
Pour laisser derrière soi les cicatrices des blessures mal refermées
dans ce va-et-vient aberrant.
Dans la houle du mot je m'attache à capter
la morsure secrète de vaines mascarades
les grèves illusoires aux barques échouées
d'étranges oraisons qui se volatilisent
Elle glisse dans son silence. Se presse contre sa surface.
Il lui fait la courte-échelle dans le vide de la nuit.
Elle inscrit dans la brèche, l'origine de l'émotion.
J'aurais pourtant aimé le total abandon
la perte de mémoire, voilà ce qui m'attire
vestige de mes ombres chanceler la jetée
et m'incliner vers toi le dos tourné au vide
Elle n'a besoin de rien d'autre que de cela : l'unique voix de l'impossible.
Ecrire Lui.
20:55 Publié dans et disséminations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.10.2007
Ici / Ailleurs

...
Attendre que le temps s'absente
N'importe où
N'importe quand
Et.
au bout du compte
rien de plus qu'un silence infligé
Nulle part peut-être
le repli de l'écho
la langue à marée basse
le geste dérobé
Et.
c'est encore l'absence
qui fait l'histoire
N'importe où
N'importe quand
dans les limites de l'effacement
Plus loin encore
Nulle part, peut-être
Et.
le corps posé
sur la ligne de flottaison
éviterait les questions
Peut-être ...
...
23:05 Publié dans Bribes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


